Le Salako

Vous avez peut-être remarqué ce chapeau que portent fièrement les Saintois, qui se distingue par sa forme et sa structure et qui n’a rien de commun avec les chapeaux portés dans les autres îles de la Guadeloupe. Connu sous le nom de Salako, ce chapeau est typiquement saintois.

L’origine du Salako

Ce chapeau un peu particulier a fait son apparition dans les îles des Saintes au XIXe siècle. Les opinions sont partagées sur son origine. Selon la tradition orale locale, le Salako fut introduit par des officiers de la marine française en provenance d’Asie. Ce qui est sûr c’est qu’une forme très proche de ce modèle est portée par les officiers d’infanterie de la marine française basés au Tonkin en 1873.
Une deuxième hypothèse avance que le Salako est importé par les condamnés Annamites de Cochinchine qui furent envoyés en Guadeloupe puis aux Saintes pour y purger une peine de cinq ans.

Une technique de fabrication spéciale

Le Salako est fait en bambou.
Découpé en fines lamelles, celles-ci sont ensuite taillées en pointe puis piquées dans un bout de bois léger puis tressées. Le tour de tête est travaillé comme les nasses utilisées par les pêcheurs.
Le tout est recouvert de tissu madras pour mieux se protéger du soleil.
Actuellement, il ne reste plus que trois ou quatre artisans dans tout l’archipel des Saintes à maîtriser encore cette technique de fabrication.

Vous pouvez rencontrer les artisans qui le fabriquent lors de votre visite à Terre-de-Bas.

2

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.